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lila77
Karamoko Coulibaly, 29 ans, a été condamné mercredi soir par la cour d'assises du Val-de-Marne à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat en mai 2006 à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) de Datou, 19 ans, son ex-fiancée, égorgée en pleine rue.
La cour, qui a reconnu Karamoko Coulibaly coupable de meurtre avec préméditation, est allée au-delà des réquisitions de l'avocat général qui avait demandé 18 ans de réclusion criminelle.
La cour a assorti cette peine d'une interdiction définitive du territoire français, comme l'avait requis Benoist Hurel.
L'accusé, qui n'a pas réagi au prononcé du verdict, n'a pas indiqué s'il allait faire appel.
"On ne sèche pas ses larmes avec du sang", avait lancé M. Hurel en affirmant qu'il n'y aura "pas plus de tolérance pour le crime passionnel que pour le crime d'honneur". Pour autant, il avait souhaité dans la peine requise accorder "une place à la souffrance" de Karamoko.
En situation irrégulière, l'accusé, né en Mauritanie dans une famille d'origine malienne, comme celle de Datou, avait expliqué au cours des débats que sans Datou, il était "sans espoir", qu'il s'était senti "trahi", "déshonoré" par la rupture survenue quelques mois avant le drame à l'initiative de la jeune fille.
Le 15 mai 2006, vers 07H00, Datou se rendait à la boulangerie quand Karamoko lui avait porté plusieurs coups de couteau à la poitrine et à l'abdomen, avant de l'égorger, "comme on égorge un mouton", selon des témoins. Le jeune homme avait ensuite retourné l'arme contre lui.
Il a "vraiment tenté de se suicider", avait dit M. Hurel, ce qui témoigne "d'un grand et profond désarroi", d'une "indubitable souffrance". Mais, "malgré sa souffrance, il porte une responsabilité considérable" car son "intention criminelle était réfléchie, assumée, déterminée", avait-il poursuivi.
A l'appui de la préméditation, l'avocat général avait rappelé que Karamoko avait fait part à plusieurs reprises de son intention de tuer la jeune fille puis de se suicider. De plus, à partir de la semaine précédant le 15 mai, il avait "gardé sur lui un couteau, celui qui servira à tuer".
Plaidant le crime passionnel, "qui traduit une souffrance, n'excuse pas mais permet de comprendre", Me Yolaine Bancarel-Lancien, pour la défense, avait relevé au contraire que le crime passionnel était "incompatible avec la préméditation".
L'élément déclencheur de ce drame, c'est "l'absence de raisonnement", avait-elle dit, en détaillant le "surinvestissement" de l'accusé dans sa relation avec Datou et la rupture non comprise des fiançailles, "lien sacré" pour Karamoko élevé au Mali dans le respect de la tradition, alors que Datou était née et avait été élevée en France.
Le meurtre de la jeune fille, scolarisée au lycée Jean-Jacques-Rousseau de Vitry-sur-Seine, avait suscité une forte émotion dans cette commune déjà meurtrie par l'affaire Sohane, brûlée vive en 2002 par un jeune l'ayant "interdite de cité".
Evoquant ces deux drames "symboliques de la violence faite aux femmes", l'avocat général avait observé : "Datou a été rattrapée par le même destin (que Sohane, ndlr). C'est une femme libre qui avait parlé. C'est de sa vie qu'elle a payé sa liberté. La comparaison s'arrêtera là". Un rapprochement "réducteur", selon Me Bancarel-Lancien, pour qui "on est à deux extrêmes".
De même, la défense avait totalement rejeté l'interrogation, soulevée par Me Patricia Cohn pour la partie civile, que Karamoko ait eu l'idée "d'utiliser Datou pour régulariser sa situation administrative".
-----------AFP----------------
J'avais déja lu un article quand la jeune fille s'est fait assasinée mainteant on voit que son assasin a été condamné
qu'en pensez vous et que vous inspire ce crime et ce jugement???