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Des bagarres entre deux bandes rivales - qui n'ont pas fait de blessé - ont eu lieu près de la gare du Nord à Paris dimanche après-midi, pour la troisième fois en une semaine. Quinze personnes ont été placées en garde à vue, selon la Préfecture de police (PP).
Lundi matin, le ministre François Fillon s'est rendu à la gare du Nord et a promis plus de moyens et de sévérité pour faire face à la multiplication des violences entre jeunes dans cette gare parisienne. «On va être extrêmement sévères» et «mettre des moyens supplémentaires», a-t-il déclaré lors d'une très courte visite devant les caméras.
Un déplacement pas au goût de tous les badauds. Loukman*, jeune du quartier Stalingrad et qui passe ses journées devant la gare, s'énerve. «Il vient faire son cinéma. Le déploiement du Premier ministre, des officiels et de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), c'est bien beau mais ça ne réglera pas nos problèmes. Il peut même revenir dans dix ans, la situation sera toujours la même. Les émeutes, c'est le fruit de la précarité, c'est tout», explique-t-il. Ses copains acquiessent.


La gare du Nord, nouveau point de fixation des bandes

La gare du Nord est, selon des sources policières, un «point de fixation» de ces bandes qui viennent notamment du Val d'Oise ou de la Seine-Saint-Denis et y transitent.
Mais la «sécurisation des lieux s'avère difficile» tant en raison «de la configuration des lieux» que du passage quotidien de quelque 600.000 voyageurs.
Frédéric Lagache d'Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) a dénoncé la semaine dernière le «manque d'anticipation» policière dans ce domaine et plaidé lundi dans ce même sens.
Qui vivra verra ...