Le racisme s'invite aussi au Brésil.
A ce rythme, aucun continent ne voudra plus d'étudiants africains
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RACISME À L´UNIVERSITÉ DE BRASÍLIA : Les logements d´étudiants africains incendiées en plein sommeil
Brésil - Des étudiants africains de l´Université de Brasília (UnB) ont été victime d´action raciste et criminelle dans la nuit du mercredi dernier. Aux environs de quatre heures du matin, au moment ou tout le monde est dans les bras de Morphée, les portes de trois appartements du bloc B du campus social de la cité universitaire (Casa do Estudante) ont été incendié.
Les étudiants se sont réveillés avec une forte odeur de la fumée qui s´est vite répandue dans les couloirs. Des bruits d´explosion ont été aussi entendu, ce qui veut dire que c´est possiblement une bombe à fabrication artisanale. Les responsables de ce crime ont eu le temps de se débarrasser aussi des extincteurs d´incendie qui se trouvaient au 1º et 3º étage pour empêcher que le feu soit vite éteint. Toutes les portes ou habitent des africains ont eu leurs portes marquées avec des croix rouge, symbole de la croix bigamée.
L´un des victimes de la bande est Samory de Souza, étudiant en 3ème année d´Administration des entreprises qui partage son appartement avec trois autres amis et compatriotes bissau-guinéens raconte que l´un d´entre eux s´est brusquement réveillé avec la fumée et avec le désespoir, a alerté les autres résidents. « Je me suis réveillé parce que mon ami nous a averti sur la fumée. Désespérés, nous nous sommes jetés par la fenêtre d´une hauteur de plus de 12 mètres pour chercher les extincteurs. Malheureusement, seul un fonctionnait qui se trouvait au 3º étage », dit-il à la presse.
Plus de peur que de mal du coté l´appartement 105 ou logent deux sénégalaises à savoir Racky Sy et Colette Thiam, étudiantes respectivement en Lettres et Architecture. Le feu a consommé presque leur porte. Pour Racky, les incendies prouvent que le racisme existe dans l´enceinte du campus de UnB. “Sans aucune doute, ceci est motif du racisme”, selon elle. Devant les micro de la télévision record, elle a déclaré : « nous sommes venus pour étudier et non retourner au pays dans des cercueils ». Les deux réclament le manque de vigilance dans la cité universitaire. “Ici, il n y a pas de sécurité surtout la nuit, et quand on trouve un vigile, il est entrain de dormir profondément”, pense Racky.
L´existence du racisme décrié
Les manifestations de racisme sont communes dans le campus social. Le mois passé, les couloirs ont été peints avec des phrases de reniement aux africains comme « Fora os estrangeiros » (sortez les étrangers). A l´occasion, selon les étudiants, la direction de l´UnB a eu le soin de dire que la situation a été réglé. Selon Mlle Thiam qui a parlé au journal Correio Brasiliense, elle déclare : « Nous avons porté l´affaire devant l´administration. Ils ont été là quand il n y avait personne pour peindre les murs. Ils nous ont dit que l´image de l´institution doit être préservée et que des problèmes comme ceux-ci doivent être régler amicalement ».
Les étudiants africains de Brasília racontent qu´il y a deux années, des phrases racistes sont communes et que des plaintes ont toujours été enregistrées sans suite. Le personnel administratif a été indexé de laxisme par certains étudiants africains. Ces derniers révélant que le personnel ne les prenaient pas au sérieux dans leur plainte parce qu´ils exagèraient. Il a été dit aussi que les auteurs de ces incendies sont aussi des étudiants brésiliens qui cohabitent avec des étrangers dans le même pavillon. La police fédérale est entrain de faire des investigations du cas puisque des noms ont été cités.
Limite
De l´avis avec le président de l´association des habitants de campus social plus connu sous le nom de Ceu (Casa de Estudante), Geraldo Marques dos Santos Junior, les conflits entre quelques étudiants brésiliens et africains sont communs.
Mais, il a informé qu´il n´a jamais eu de gravité dans ce sens. “Cette fois-ci, la menace de mort a été presque consommée. Dans un des appartements, il pouvait avoir de la tragédie puisque la bouteille de gaz se trouve juste à coté de la porte”, dit-il. “Je n´ai pas de doute que ce cas est une attitude raciste de quelqu´un qui habite dans le campus de UnB. Ce fut la limite et il nous faut combattre le racisme qui existe dans l´université de Brasília ”, selon lui.
La société estudiantine indignée
Lors du point de presse dans l´aprés-midi du mercredi dernier, le recteur de UnB, le professeur Timothy Mulholand a confirmé le soupçon sur des étudiants brésiliens dans l´attaque dans la nuit du mardi au mercredi. Il a affirmé que l´institution a été le théatre d´une bataille entre étudiants africains et leurs homologues brésiliens. Le malentendu se serait produit en novembre de l´année dernière et les deux étudiants ont été punis.
Le recteur qualifie l´incendie comme um acte terroriste. “L´UnB a été victime d´un attentat. La démocratie brésilienne a souffert un attentat et les étudiants africains à un attentat d´homicide. Il affirme que le Brésil est un pays raciste et que l´UnB est une université de l´âme raciste. Les Africains ont été délogé de leurs logements pour les placer dans d´autres qui se trouvent dans le même campus social et auront désormais l’escorte de la police.
Le recteur a également dit que tous les 98 appartements (pavillons) ont des vigiles. Mais, dès maintenant, le maintien de l’ordre sera renforcé. "Il sera placer dans chaque étage um homme de sécurité", a garanti. L´UnB a déjà ouvert une enquête administrative. Les coupables peuvent être punis avec la suspension et jusqu´à même l´expulsion de l´université. Selon le conseiller en communication de l´université, le campus compte actuellement environ 400 étudiants étrangers, 110 d´entre eux sont au premier cycle. Environ 300 étudiants ont protesté ce mercredi dans l´enceinte de l´université ou ils ont été reçus par le recteur dans l´auditorium. Ils exigent de la punition des coupables et des mesures de sécurité pour les étudiants étrangers, ainsi comme la création d´un centre de regroupement pour les africains de l´UnB et d´offrir des disciplines qui traitent sur l´histoire de l´Afrique dans le cursus du 1er cycle pour les étudiants brésiliens. Ce que tout africain sait déjà sur le passé du Brésil, le cap-verdien Lino Moniz l´a résumé en une phrase. “Nos parents ont travaillé gratuitement pour construire ce pays. Aucun étranger ne se sent en sécurité dans ce campus”.
La situation raciale au Brésil
L´incident de l´UnB s´est produit le lendemain après la déclaration de madame Matilde Ribeiro, ministre de la Promotion et de l´Egalité Raciale (Seppir), dans les ondes de Bbc Brésil, en affirmant que c´est normal qu´un noir s´insurge contre un blanc. Son interview a été diffusée presque dans tous les organes de presse comme si elle était le point de départ des événements de l´université de Brasília comme aiment dire certaines franges de la société. Le recteur Timothy Mulholand a été catégorique en écartant toute possibilité la liaison avec ses deux épisodes. “Ce serait une liaison irresponsable” a déclaré à la Bbc Brésil. »
Dans un entretien aprés les événements de ce mercredi, la ministre qui est noire, affirme qu´elle a fait cette déclaration “dans un contexte beaucoup plus ample”, mais de n´importe quelle forme, elle aimerait se “repositionner”.
Dans l’entretien accordé à nos confrères de la Bbc Brésil, pour rappeler les 200 années de l´interdiction du commerce d´esclaves par l´empire britannique, qui a été comme point de départ pour la fin de l’esclavage dans le monde entier, elle dit que "ce n’est pas du racisme quand un noir s’insurge contre un blanc". "La réaction d’un noir de ne pas vouloir coexister avec un blanc, est une réaction normale. Celui qui a été battu durant toute vie, n’a pas l´obligation d´aimer celui qui l´a torturé", a t-elle affirmé. Matilde indique que ça va tarder jusqu’à ce que la politique publique implantée dans les dernières années pour donner des résultats concrets et réduire la différence économique et sociale entre les populations blanches et noires du pays. "Nous avons toujours beaucoup à faire", affirme, énumérant les actions qui avaient été déjà commencé, comme dans le secteur de l’éducation et de la santé. Elle a indiqué que, néanmoins « l’abolition de l’esclavage est arrivé tardivement au Brésil, aujourd’hui le pays a l´une des législations les plus avançées du monde en relation aux droits égaux, mais il manque encore un changement d´attitude de la société”.
Tout aussi comme Madame Ribeiro, l´anthropologue João Batista Borges Pereira a parlé avec la Bbc en disant que la polémique provoquée par les déclarations de Matilde Ribeiro fait tomber les masques de l´ilusion qu´il existe dans ce pays une harmonie raciale.
Le recteur trouve inacceptable que des étudiants ne peuvent pas cohabiter en paix dans une université. Son lui, son institution a été la première université fédérale a créer des quotas pour les noirs brésiliens trés défavorisés dans le système éducatif. Depuis 2004, 20% des places au baccaleauréat sont réservées au noir. Cette politique est appelée quota ou discrimination positive.