Bonsoir
Il est indéniable que dans les villages, la rue est considérée comme une vraie école, qui instruit les enfants, à telle enseigne qu’un chercheur chevronné de la trempe de Mahamet Timéra écrit : « (…) la rue, le dehors constituent l’espace privilégié des enfants et des jeunes, et l’enfant qui reste trop souvent à l’intérieur dans l’isolement vis-à-vis de ses pairs suscite une certaine inquiétude des parents et peut être perçu comme un asocial ou comme une « poule mouillée » »
Cette confiance accordée à la rue en Afrique s’explique, à mon humble sens, par le fait que les enfants soient généralement au vu et au su de tous les adultes. Et tout adulte qui voit un enfant sur un mauvais chemin peut se permettre de le réprimander, car l’enfant est le rejeton de tout le monde. Mais dans les agglomérations comme Dakar, Nouakchott, etc., et en Occident, la rue perd, aux yeux de bon nombre d’observateurs, ce rôle formateur. Elle devient source d’inquiétude. L’anonymat et l’incertitude font que personne ne veut que ses enfants soient les amis de la rue. Qu’en pensez-vous ? Bien à tout le monde.