Les propos de cet ingénieur Malien rapportés dans le texte quant à sa vision du pays sont certes crus. Il n’y va pas avec le dos de la petite cuillère.

Lors de mon séjour au Mali j’ai eu à discuter avec des personnes natives de la capitale à savoir des étudiants qui me laissaient entendre que l’aide des occidentaux était très bénéfique pour le pays, c’était limite si ils ne me disaient pas, qu’il ne fallait pas que ça change, et qu’il faille que les choses restent comme ça ou encore, qu’ils appréciaient fortement lorsque les ressortissants venaient en vacances avec des euros que cela leur étaient profitables. Mais rien dans leur discours ne laissait présager à une volonté de changement, de développement etc…

Certains d'entre eux m’ont dit qu’ils comptaient poursuivre leurs études supérieures soit aux Etats-Unis ou en Europe, de s’y installer avec la ferme intention d’occuper un bon emploi. Fuite volontaire des cerveaux ?
Non mais là, j’ai cru halluciner, des étudiants instruits qui pensent comme cela, donc cela démontrent bien qu’il n’y a aucune volonté de développement du pays. Mais quel bourrage de crâne leur fait t-on dans les écoles ou universités ?

Ils se sont peut-être rendus à l’évidence qu’après des décennies la situation du pays ne s’améliorait toujours pas. C’est peut-être ce qui a poussé cet l’ingénieur à tenir des propos sévères et franchement pas agréables à lire ou à entendre de tenir un tel discours face à ce journaliste dans le texte.

Reconnaissons comme même qu’il y a un réelle problème, l’Afrique est pourvu de dirigeant qui ne font véritablement rien pour sortir leur pays de la misère et qui de nos jours sont trop et toujours dépendant des occidentaux.