Monsieur le MODERATEUR on parle de coins branchés et pas de la cultur de bamako!Bonsoir!
Je ne peux en aucune façon te laisser dire qu'il n'y a que les maquis, les boites de nui à Bamako. Rien n'est plus faux. Et tout observateur serieux de cette ville apportera sans nul doute de l'eau à mon moulin.
Pierre Boilley, le directeur de l'histoire africaine à la Sorbonne a fait une brillante communication sur ces questions bamakoises.
Le titre exact est : Représenter le pouvoir d'Etat et son histoire : la colline de Koulouba (Bamako)
Voici le résumé de sa communication:
"Quelles volontés politiques sont à l'oeuvre dans la représentation d'un pouvoir d'Etat, comment peut-on lire dans une scénographie monumentale. L'exemple de Bamako, qui lors des deux présidences d'Alpha Oumar Konaré, s'est doté de nombreux monuments, et plus particulièrement celui de la colline dite "du pouvoir", la colline de Koulouba, où est placé le palais présidentiel, permet d'analyser une séquence significative. Quel a été le président Konaré, c'est à dire du pouvoir d'Etat de la nouvelle démocratie malienne, dans cette mise en scène de l'histoire?
Par une réappropriation de l'histoire coloniale, par l'inscription du pouvoir d'Etat dans une histoire longue, par la mise en perspective des pouvoirs précoloniaux, coloniaux et post-coloniaux, c'est à dire ceux des empires et formations étatiques africains précedent la conquête, des autorités coloniales et des pouvoirs du Mali indépendant, la présidence malienne a manifestement voulu mettre en évidence la continuité du pouvoir, l'inscrire dans la longue durée et exorciser le traumatise des dominations coloniales exogènes en les réinscrivant dans une histoire nationale intégrée et sans complexes"
En résumé, c'est dire que des milliers d'autres coins à l'image de la colline de Koulouba se trouvent à Bamako, qui a une grande histoire derrière elle. Dire que cette ville se résume qu'à ses piètres boites de nuit and Cie, c'est de ne rien comprendre du paysage bamakois.