Posté par
Cheikhna Mouhamed WAGUE
Mon grand, Bonsoir
Nul n'a contesté l'existence des séquelles de l'esclavage dans notre société. Je dis bien séquelles, car l'esclavage, au vrai sens du mot, réleve désormais du passé chez les Soninkés. Tout le monde vaque à ses propres affaire, gère sa famille, va à la mecque quand il le souhaite, peut aller à l'école, avoir un robinet, manger à sa faim, etc.
Mais, en ce qui me concerne, je suis en désaccord le plus total avec l'idée selon laquelle la société soninkée est la société la plus esclavagiste du Pays. Je dis et je le répete que c'est faux. Toutes les composantes ont cédé à un moment de l'histoire à cette pratique, même si la voit plus chez les Maures.
Oui, nous sommes d'accord de bien balayer devant nos portes, mais à la condition que l'on nous demande pas de l'y balayer ce qui n'existe pas comme bris et débris.
Concernant la perpetuation de ce que j'appelle séquelles, tout le monde en résponsable, y compris ceux qui n'arrêtent de se mettre en position de victime. Je n'accepterai, en ce qui me concerne, que l'on jette l'anthème que sur les hooro. On ne veut quand même pas jusqu'à démander aux hooro de quitter ou de renommer les noms de leurs quartiers pour un soi-disant égalité. C'est irréaliste. Ce n'est pas juste.