Pour ceux qui ont raté l'émission sur le gavage des femmes en Mauritanie, voilà les vidéos :
Partie 1/2
Partie 2/2
Un reportage de Laurent Delhomme et Tony Casabianca.
C’est un rituel qui remonte à la nuit des temps… Depuis toujours, en Mauritanie, on force les fillettes d’une dizaine d’années à ingurgiter d’énormes quantités de nourriture...
Aujourd’hui encore, dans les régions les plus reculées du pays, cette pratique d’un autre âge sévit toujours.
A l’arrivée de la saison des pluies, les jeunes filles des villages doivent boire des litres de lait, au-delà de leurs forces et sous la contrainte. L’objectif est de grossir le plus possible, la rondeur étant synonyme de beauté et le meilleur signe extérieur de richesse.
L’opération est dirigée d’une main de fer par celle que l’on appelle dans les tribus nomades, la gaveuse. Mince et bronzée en occident, ronde et blanche en Mauritanie, les canons de la beauté s’inversent…
Faute de bétail, les femmes des villes ont recours à une nouvelle forme de gavage : le gavage chimique. Elles prennent des cachets pour grossir. Pour prendre du poids, tous les produits sont bons jusqu’aux hormones de croissance pour animaux vendus à la sauvette sur les marchés de Nouakchott, la capitale. Peut-être plus moderne que le gavage traditionnel mais bien plus dangereux. Hypertension artérielle, diabète, problèmes d’articulations, les femmes victimes du gavage paient un lourd tribut.
Pas facile en Mauritanie d’aller contre la coutume mais une poignée de femmes se battent contre le gavage. Peu à peu, la jeune génération s’éloigne des canons traditionnels de la beauté. L’obésité ne fait plus l’unanimité.