Bonjour
C’est vrai que de dire que : « le tronc d’arbre a beau séjourner dans l’eau, mais il ne sera jamais un caïman». Cette prise de conscience par rapport à l’utilité de retour aux sources existe sans doute chez bon nombre d’enfants qui sont nés ou ont grandi en situation d’immigration. On voit des investissements en direction des pays, des villes et des villages d’origine de leur part.
Mais ne perdons pas de vue non plus que le phénomène s’explique en partie par un certain mal-être ou un rejet dans le pays de naissance ou d’adoption. C’est parce que bon nombre se retrouvent dans l’impasse, sans aucune perspective économique d’avenir qu’ils se lancent dans la conquête d’une vie meilleure au bled. Même s’il y a sans doute une poignée de jeunes qui quittent volontairement leurs professions ici pour aller soit exercer au pays, soit y monter des affaires, force est cependant de noter que la majorité y pensent depuis un certain temps parce que la France et tant d’autres pays d’immigration ne sont plus des havres des possibilités économiques, comme durant les 30 glorieuses.
Pour donner un conseil à ceux qui veulent monter des affaires au pays, je dirai qu’il ne suffit pas seulement de faire des économies, ou avoir des diplômes pour penser que la réussite est systématique. Il faut avoir aussi une certaine connaissance du terrain, des rouages sociaux, car tout se fait presque à l’informel, même au sein des entreprises. La logique cartésienne ne marche toujours pas en Afrique. Il savoir bien négocier à l’africaine pour y réussir. C’est mon avis.