Le vieux singe fait encore parler de lui.
Ah la la, mais pourquoi ne s'occupe-t-il pas du cas de tous ces sénégalais qui sont pris en otage dans les centres de rétention en France.
Affaire Reiss : la médiation déterminante du Sénégal
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a-t-il joué un rôle dans la libération de Clotilde Reiss ? C'est ce qu'affirme son entourage, qui a précisé à notre journal les étapes de la véritable médiation qu'aurait menée Wade, ces derniers mois, entre les autorités françaises et celles de Téhéran, où il se trouvait justement samedi.
La médiation aurait démarré en octobre 2009 lorsque Wade, qui préside l'Organisation de la conférence islamique (OCI) - le grand rassemblement des musulmans du monde - et entretient des liens avec le régime d'Ahmadinejad, évoque en tête-à-tête l'affaire Reiss avec le président iranien, lors d'une visite à Téhéran.
L'Iranien «laisse entendre une possible libération de Clotilde Reiss sous certaines conditions spéciales» nous confie Madické Niang, ministre sénégalais des Affaires étrangères.
Quelques jours plus tard, à Paris, Wade informe Claude Guéant, bras droit de Nicolas Sarkozy de la teneur de cet entretien. Paris demande alors à Dakar de poursuivre sa médiation avant de demander d'y mettre un terme fin novembre 2009. Volte-face des autorités françaises qui font de nouveau appel au Sénégal. C'est le président Wade lui-même qui aurait averti dès mardi dernier, dans la soirée, Claude Guéant de la libération imminente de l'étudiante française.
Source: Affaire Reiss : la médiation déterminante du Sénégal - Politique - 15/05/2010 - leParisien.fr