Posté par
Cheikhna Mouhamed WAGUE
C'est trés bien ce que la théologie dit. Mais les choses sont compliquées ici dé, mon frère. Moi, je connais des gens qui, pour respecter scrupuleusement les injonctions en la matière, partent jusqu'à dans les fermes, choisir leur lahiya et les égorger eux mêmes.
C'est vrai que l'âge, la santé physique sont de condition sine qua non du lahiya:
- il ne faut pas qu'il ait une corne cassée qui saigne ;
- il ne faut pas que l'animal soit boiteux ;
- l'idéal est qu'il ait au moins un an (ou 8 mois à condition qu'il ait une corpulence suffisante pour répondre aux exigences) ; C'est à ce titre que l'agneau est exclu du cadre du lahiya. Il n'a pas l'âge requis.
- il ne faut pas que l'animal soit trop maigre.
- il ne faut pas que l'animal soit borgne ou aveugle
- il ne faut pas que ses oreilles soient coupées à plus d'un tiers
- il ne faut pas qu'il perde plus d'un tiers de sa queue.
On voit par là, comme le dit notre frère Khairou, qu'il n'est pas facile d'être sûr que toutes ces conditions soient remplies, quand on se contente seulement d'aller prendre son mouton chez la bouchérie, aussi halal soit-elle. Il est effectivement vrai que tout animal égorgé avant la prière du jour de la fête ne peut être considéré comme un lahiya. Il s'agira dans ces conditions que de la viande seulement.
Tous ces détails sont dans le Muqadimât al Izziya de Aboul Hassan, la Risâlat de Abû Muhammad as'Salih, entre autres ouvrages théologiques.