Lors de notre passage sur la voix de l'APS une femme a appelé afin de mettre les gens en garde contre les danger sanitaire, son appel est tres important.
Nous avons mis en ligne un article traitant de la question, je vous met néanmoins ici les points importants:
pour plus d'info:
Recommandations officielles aux voyageurs
LES VACCINATIONSAdultes
- Tétanos, Poliomyélite et Diphtérie (à dose réduite d’anatoxine diphtérique).
Enfants
- la vaccination contre la rougeole (à partir de 9 mois, suivie d’une revaccination 6 mois plus tard en association avec les oreillons et la rubéole) ;
- la vaccination contre l’hépatite B (dès la naissance si le risque est élevé) ;
- le BCG, dès la naissance.
****IMPORTANT ****
Fièvre jaune
Exigible à partir de l’âge de 1 an, possible dès 6 mois.
Déconseillée pendant toute la durée de la grossesse mais si le séjour ou le voyage en zone d’endémie ne peuvent être reportés, la vaccination est nécessaire en raison de la létalité élevée de la maladie.
Vaccin réservé aux centres agréés de vaccination.
Une injection au moins 10 jours avant le départ pour la primo-vaccination, validité : 10 ans.
Hépatite APour tout type de séjour dans un pays où l’hygiène est précaire, et particulièrement chez le voyageur porteur d’une maladie chronique du foie. Une injection avant le départ, rappel 6 à 12 mois plus tard, durée de protection : dix ans
Peut être faite à partir de l’âge de 1 an.
Un examen sérologique préalable (recherche d’IgG) a un intérêt pour les personnes ayant des antécédents d’ictère, ou ayant vécu en zone d’endémie ou nées avant 1945.
Paludisme
convient d’insister sur la nécessité de l’observance simultanée d’une protection contre les piqûres de moustiques et d’une chimioprophylaxie.
Réduire le risque de piqûres de moustiques
Sans piqûre d’anophèles, pas de paludisme : la lutte contre les moustiques est donc la première ligne de défense dans la prévention du paludisme.
Les anophèles piquent habituellement entre le coucher et le lever du soleil : c’est pendant cette période que la protection doit être maximale. Il est possible de s’en protéger par des produits insecticides ou répulsifs.
Porter des vêtements longs imprégnés de pyréthrinoïdes ou de répulsifs le soir, dormir dans des pièces dont les ouvertures (fenêtres, portes) sont protégées par des grillages - moustiquaires en bon état, éviter de sortir la nuit, même un court moment, sans protection anti-moustiques (et a fortiori de dormir la nuit à la belle étoile sans moustiquaire), sont des mesures capitales pour réduire l’exposition aux piqûres, mais malgré tout, insuffisantes à elles seules, pour la prévention du paludisme.
Utiliser des insecticides le soir dans les chambres : diffuseur électrique avec tablette ou flacon de liquide (penser à l’adaptateur de prises de courant)…
A l’extérieur ou dans une pièce aérée, on peut utiliser des tortillons fumigènes. Le fait d’utiliser la climatisation, qui réduit l’agressivité des moustiques mais ne les empêche pas de piquer, ne doit pas dispenser d’utiliser des insecticides.
Dormir sous une moustiquaire imprégnée de pyréthrinoïdes (deltaméthrine ou perméthrine). La moustiquaire imprégnée assure la meilleure protection contre les piqûres de moustiques nocturnes du fait de son effet insecticide et de son effet répulsif.
Utiliser des répulsifs (insectifuges ou repellents) sur les parties découvertes du corps. Ceux qui contiennent du diéthyltoluamide (D.E.E.T.), du N-butyl- N-acétyl-3-éthylaminopropionate (IR3535) ou du 1-piperidinecarboxylic acid, 2-(2-hydroxyethyl)-, 1-methylpropylester (KBR 3023 ou Icaridine) ont prouvé leur efficacité. L’efficacité anti-anophélienne dépend de la concentration et de la présentation (lotion, crème, spray ou stick) du principe actif contenu dans le produit commercialisé : D.E.E.T. entre 30 et 50 %, IR3535 entre 20 et 30 %, KBR 3023 à 20 %.
L’application du produit doit se faire dès le coucher du soleil sur toutes les parties découvertes du corps, visage compris, ainsi que sur les parties pouvant se trouver découvertes à l’occasion de mouvements. La durée de la protection varie de 2 à 12 heures : elle dépend de la concentration du produit et de la température extérieure. Les produits seront renouvelés plus fréquemment en fonction de la transpiration ou des bains et des douches.
L’utilisation de crèmes solaires (antiUV) diminue l’efficacité de protection des répulsifs.
Ces produits peuvent être toxiques s’ils sont ingérés : éviter tout contact avec les muqueuses buccales ou oculaires. Pour les jeunes enfants, on préfèrera utiliser des répulsifs à des concentrations inférieures à celles recommandées pour les adultes : DEET à une concentration inférieure à 30 %, IR3535 à 10 % pour des enfants de moins de 12 mois. Le KBR 3023/ Icaridine n’est pas indiqué en dessous de l’âge de 2 ans.
Les répulsifs peuvent également être appliqués sur des tissus afin de conférer une protection à plus long terme. Le répulsif est absorbé dans les fibres des tissus et s’évapore progressivement augmentant ainsi sa rémanence. Cette technique offre des avantages en terme de persistance, de coût et de sécurité d’emploi dans la mesure où le contact avec la peau est fortement réduit par rapport à une application cutanée.
Les femmes enceintes doivent appliquer scrupuleusement les mesures de protection contre les piqûres de moustiques, mais elles doivent veiller à ne pas dépasser la dose de répulsif recommandée et à suivre strictement les indications du fabricant.
Les soins: prendre une chimioprophylaxie
Plasmodium falciparum (Afrique surtout, Amérique et Asie forestières) expose à un risque d’évolution fatale. Il est dangereux de partir en zone de transmission intense de cette espèce, par exemple en Afrique subsaharienne, sans une prise régulière d’une chimioprophylaxie, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes, qui ont un risque accru d’accès grave. De plus, les résistances de cette espèce à certains antipaludiques sont fréquentes.
Pour la chloroquine (Nivaquine®, l’association chloroquine-proguanil (Nivaquine®-Paludrine® ou Savarine®
, l’association atovaquone-proguanil (Malarone®
ou la doxycycline (monohydrate de doxycycline), commencer le traitement la veille ou le jour de l’arrivée dans la zone à risque. Pour la méfloquine (Lariam®
, il est préférable de commencer au moins 10 jours avant l’arrivée dans la zone à risque afin d’apprécier la tolérance.
La chimioprophylaxie antipaludique doit être poursuivie :
- quatre semaines après le retour de la zone d’endémie pour la chloroquine, l’association chloroquine-proguanil et la doxycycline ;
- trois semaines après avoir quitté la zone d’endémie pour la méfloquine ;
- sept jours après avoir quitté la zone d’endémie, pour l’association atovaquone-proguanil.
Chimioprophylaxie chez l’enfant
La lutte contre les moustiques est primordiale. L’innocuité des répulsifs n’est pas établie avant l’âge de 2 ans. Il est recommandé d’éviter les risques de piqûre de moustique après le coucher du soleil, notamment en plaçant les lits et berceaux, la nuit, sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide.
La chimioprophylaxie obéit aux mêmes règles que pour l’adulte, avec la nécessité d’adapter les doses au poids de l’enfant (chloroquine : 1,5 mg/kg/jour ; proguanil : 3 mg/kg/jour ; méfloquine : 5 mg/kg/semaine, doxycycline contre-indiquée avant l’âge de 8 ans : 50 mg/jour pour les poids inférieurs à 40 kg). La méfloquine n’existe que sous forme de comprimé quadrisécable dosé à 250 mg adaptée à la prophylaxie chez les sujets de plus de 15 kg (environ 3 ans). La Savarine® n’a pas de présentation adaptée à l’enfant. La Malarone® est disponible en comprimé pédiatrique (atovaquone : 62,5 mg, proguanil : 25 mg) permettant l’administration de ce médicament chez l’enfant de 11 à 40 kg. Pour l’enfant de 40 kg et plus, la forme adulte peut être utilisée (atovaquone : 250 mg, proguanil : 100 mg).
Il faut garder les médicaments antipaludiques hors de portée des enfants.
Il est impératif de consulter immédiatement un médecin en cas de fièvre.