Après les produits éclaircissant, le phénomène du bobaraba, et une nouvelle tendance qui est en train de prendre d'assaut les capitales africaines. Toutes femmes semblent vouloir se faire grossir seins et fessiers.
Encore un phénomène de mode, peu connu du grand public, qui risque de défrayer la chronique dans toutes les capitales africaines. En effet, le « Bobaraba », présenté initialement comme un dérivé musical du Coupé Décalé, est en passe de devenir la tendance la plus en vue du moment : celle de se faire grossir les seins ou les fesses à partir d’huiles et de pommades en tout genre.
Si ce regain de gonflette pour certaines parties judicieusement choisies du corps n’a pas de quoi inquiéter en occident, tant on sait que les femmes n’y sont que très peu pourvues par la nature et que la chirurgie esthétique y a atteint un degré de sophistication considérable, on a de quoi se poser des questions en ce qui concerne les femmes africaines. Car, qui ne connaît pas les atouts naturels dont peuvent se prévaloir de nombreuses femmes de chez nous : poitrines volumineuses, fessiers rebondis et formes généreuses dans l’ensemble, exacerbant la plupart du temps convoitise et désir chez les hommes. Mais alors, se dit-on, comment peut-on expliquer cette
déferlante ?
Les pistes personnelles, couplées de diverses interprétations d'ordre sociologique, semblent indiquer qu’il s’agit là d’un manque de confiance qui s'est généralisé au sein de la gente féminine. Une baisse de l’estime de soi vraisemblablement provoquée par cette habitude qu’on prête (à tort) à la plupart des hommes et aux africains en particulier, de toujours faire la course aux nouveaux jupons, plus frais et généralement plus aguicheurs que ce que l’on a à la maison, qui, avec le temps, les accouchements et autres, s’en retrouve souvent défraîchi.
On peut ainsi comprendre les motivations psychologiques qui sous-tendent cette envolée des nouveaux produits grossissants : il n’est pas toujours facile d’accuser le coup d’un mari ou d’un copain parti tomber dans les bras d’une autre sous prétexte qu’elle a des arguments physiques plus concrets et plus pragmatiques à faire valoir. Néanmoins, on a tendance à penser que la course à la séduction ne vaut pas de mettre sa vie en péril avec des artifices aux indications thérapeutiques douteuses et aux effets secondaires imprécis. En effet, selon un médecin interrogé sur les ondes de la télé Ivoirienne, les huiles « Bobaraba », « Botcho » ou « Bazouka » qui foisonnent dans la ville d'Abidjan pourraient poser de sérieux problèmes lors de l'accouchement, provoquer des enflures sur d’autres parties du corps ou créer des difficultés aux nourrissons pour les femmes qui allaitent.
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