L'idée est bonne mais la concrétiser est autre chose. Je suis d'accord avec vous qu'au lieu d'être des médecins après la mort, occupons nous des vivants.
On doit d'abord commencer à mettre aux normes nos centres de santé.
Les centres de santé que nous construisons au village sont démunis de tout. Pas des médecins compétents ni infirmiers ou sage femmes digne de ce nom. Pour rien du tout on emmène le malade à Bakel, selibaby ou kayes selon le pays. c'est à dire des vrais médecins et infirmiers munis des équipements nécessaires pour diagnostiquer et faire des analyses. La santé coûte très chère donc il faut mettre le prix.
La concrétisation ne viendrait pas des initiatives d'associations villageoises à l'ancienne car manque de confiance entre membres n'ayant les mêmes buts. Nos associations "caisses" sont fondées sur des bases patriotes (selon l'appartenance à un village ou une région) donc tout le monde y adhère pour ne pas se mettre à l'écart.
Si cette idée se mûrit, l'initiative doit provenir des acteurs privés (X, Y, Z etc..) qui ont un vrai projet de santé et ayant étudier les besoins locaux et les politiques à entreprendre.
Dernière modification par Cheikhna Mouhamed WAGUE 19/07/2011 à 20h04
"le plus riche est celui qui se contente de ce qu'il a"
Salut grand Makalou !
Tu viens d'ouvrir un sujet ô combien important dans la lutte de l'amélioration des conditions de vies de nos populations. Dans le cadre de l'association FUUTA SANTÉ basée en France et qui mène des actions de parcours de santé à Ourossogui depuis plus de 10ans une étude avec enquête à l'appui, à la fois auprès des migrants ici en France et auprès des populations locales à Matam, a été menée et nous avons reçu les premières conclusions même si quelques recadrages doivent être effectués nous travaillons pour la mise en place d'un comité de pilotage en septembre avec une expérimentation en 2012.
Le principe permettre aux migrants de prendre une adhésion pour les besoins de santé de leur familles restées au niveau de la région pour des prestations de santé bien définies comme on le fait ici en France pour les médicaments remboursables par la sécurité sociale. En collaboration avec les structures étatique de santé les familles des adhérents pourront de faire consulter et/ou soigner sans débourser de l'argent.
L'association Fuuta santé se donne les moyens de piloter cette première expérience qui doit par la suite être complètement géré par une organisation mise en place par les migrants, chargée de la rendre pérenne.
Une réunion importante sera organisée en septembre je reviendrai vers vous pour plus informations.
Il faut savoir aussi que cela a été déjà expérimenté a Kayes
Dernière modification par Hadiya WAGUE 19/07/2011 à 21h56
Les valeurs qui font de moi ce que je suis sont tirées des valeurs du Sooninkaaxu. Ces valeurs sont mes repères…
Nul bien sans peine !!!