Il voulait dire qu'il y a certains écoles coraniques qui ont fermé boutique, qui ne dispensent plus des cours.
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Salam aladji
Pour ta premiere question;pour ce qui est de mon cas,j'ai eté tardivement inscrit au madarassa car c'est en classe de cm1 que j'ai commencé le madarassa que je frequentais parallement à l'ecole française mais apres l'entré en sixieme j'ai arretté le madarrassa car j'ai quitté mon vilage pour bakel.
Pour ta deuxieme question;en milieu soninké l'apprentiassage de la religion revient de droit aux familles maraboutiques,c'est pour cette raison que touts les enfants sont envoyés chez le marabout pour apprendre la religion.
Comme l'a dit cheikhna,les familes maraboutiques bien qu' ayant la science religieuse envoient le plus souvent leurs enfants apprendre la religion chez d'autre marabouts de la contrée.
Merci a tous pour ces reponses tres instructives.
Très très instructives vos différentes expériences ... j'avais même l'impression de l'avoir vécu mais lorsque je me suis rappelé du nombres de Sourates que je maitrise je suis vite redescendu.
Cheikhna si tu concrétise un jour ton xaran yinmbé en région parisienne je ferais partis de tes 1er éléves :rolleyes: et je t'apporterais du bois tous les soir.
Merchi.
Tchooo
Salam
En tout cas, moi je ne serai pas de la partie.
En fait j'ai un mauvais souvenir du " Xaramyimbé ".
Un jour, pendant que le maître coranique qui nous surveillait était parti à la mosquée pour la prière du " Souxoufo" , 2 " Xaralémas" en étaient venus aux mains.
Ils étaient à coté de moi. L'un deux a marché sur un " Souxoumé" qui à sauté pour venir se placer sur mon ventre. J'étais petit, je devais avoir 6 ou 7 ans. Je me souviens encore comme si c'était hier. D'ailleurs mes anciens compagnons de misère se souviennent aussi.
Je me suis retrouvé avec une cicatrice au ventre. Heureusement pour moi ;D
Le " Xaralémaxu" c'est très enrichissant. On peut passer des heures et des heures sans pour autant finir les expériences.
Cheikhna,
J'ai aussi remarqué le point que tu as soulevé:
Le fait que les marabouts envoient leurs enfants chez d'autres marabouts.
J'avais des fils de Marabout dans ma promotion qui venaient de villages lointains. D'ailleurs certains de mes cousins et oncles ont fait leurs " Talibaxu " ( Meyissi ) dans d'autres villages lointains.
Roumbalove,
Tu es vraiment déraciné toi. Tu connais pas le "Xaramyimbe". Pourtant dans ton village de Koughany, il y avait des Marabouts de renommé internationale. Ton village était connu pour les études coraniques.
Je te comprends. C'est tout à fait normal juste pour rire.;D
C est vrai a Yafera la famille maraboutique envoyait ses enfants a khounghani, et mes oncles de Khounghani eux envoyait les leurs au Mali.
Est ce qu il y avait des villages plus renome que d autres pour l apprentissage ? Etait ce gratuit ? Y avait il une competition entre village pour attirer des jeunes ?
Salam
Dans le Gajaaga, ces écoles coraniques traditionnelles étaient réputées. Il s'agit en fait de grandes familles où il y avait à la fois du " Xaralémaxou " et du "Talibaxu".
Il y avait la Famille Tandjigora de Koughnany ( Famille de El Hadji Hamidou Tandjigora ) dont le fils El Hadji Modibo Tandjigora perpétue aujourd'hui l'œuvre.
La Famille Dramé de Bakel ( Famille de El Hadji Thiondy Dramé ) dont le fils El Hadji Ismaïla Dramé communément appelé " Xara Soumaïla" perpétue l'œuvre de son père.
La famille Doucouré de Diawara ( Famille de El Hadji Souleymane Dianguina Doucouré ) sans oublier les familles Dramé et BA qui avait un fort contingent de Talibos.
Dans la partie malienne du Gajaaga, j'entendais les noms des villages suivants:
- Tafcirga,
- Lany
A Hayré, j'ai entendu parler de la famille Cissé de Waoundé. Fodyé sait mieux que moi.
c'est dommage, car une fois l'alphabet apprit, tu peux lire des textes tout seule, je pense qu'une des bases c'est quand même l'alphabet, apprenons avant qu'il ne soit trop tard. Aujourd'hui, faut me voir lutter avec ma mère, l'alphabet ça rentre pas, par contre tout ce qui est du "apprendre par coeur", elle est champioone, du coup, faut toujours quelqu'un à coté d'elle pour lui répéter jusqu'à que ça rentre
C'est une méthode qui ne sert à rien à long terme. On l'appelle cela yindun nxaraηe en soninké (c'est-à-dire : l'apprentissage par la mémoire seulement) . Bien que le Prophète SAW, parce que ne savait ni lire, ni écrire, parce qu'il était et reste un être exceptionnel, avait mémorisé tout le Coran de cette façon, sous la dictée de l'ange Djibril, il n'appartient pas au commun des mortels que nous sommes de pouvoir garder un texte sans être dans le besoin de le relire de temps en temps pour ne pas l'oublier. L'inconvénient de cette méthode, c'est qu'en cas de défaillance de mémoire, on est condamné à oublier à jamais ce qu'on avait mémorisé au prix d'énormes efforts. Heureusement qu'il y a des cassettes et des CD aujourd'hui pour ceux et celles qui ne savent pas lire. Mais connaître l'alphabet et comprendre ce qu'on lit sont à mes yeux quelque chose d'importance.
C'est vrai que ce mecanisme n'y porte pas ses fruits à long terme, je suis un exemple :-[ , difficulté à lire et ecrire l'arabe, connait plusieurs sourates mais ne connais pas leur traduction en arabes.
Et oui connaître l'alphabet est d'une importance capital, car elle permet une lecture et une compréhension du Qur'an qui est plus facile à maîtriser.
et puis connaitre par coeur, un texte dont on ne connait pas le sens, n'aide pas non plus et contribue à la perte de certains passage.
par contre si nous étions arabophone se serait plus facile pour nous d'assimiler les textes, où mettre les accentuations ect ...
j'espère n'avoir offensé personnes dans mes propos.
Je suis d'accord pour dire qu'apprendre l'alphabet est trés important, en particulier pour la prononciation. néanmoins cela ne permet pas de comprendre le sens des mots.
Pour cela il faudrait prendre des cours de vocabulaire, grammaire, conjugaison etc............ et personnellement, je trouve que c'est pas des évident pour les non-arabophones car la langue arabe est complexe.
Non, tu n'as offensé personne. Tu n'as dit que la vérité. Pour moi, la connaissance profonde du Coran passe nécessairement par la maîtrise de l'arabe, car il y a des passages, des mots dans le Coran qui sont, sinon intraduisibles, du moins difficilement. Il y a aussi des mots dans le Coran qui ne se lisent pas tel qu'ils sont écrits, ce qui revient à dire que même si la connaissance de l'arabe est nécessaire dans la lecture et la compréhension du Coran, il ne suffit pas seulement de maîtriser l'arabe pour penser que l'on peut forcément maîtriser le Coran, que l'on peut le lire sans rencontrer des difficultés. Le Coran est un texte à part, qu'il faut absolument apprendre auprès de quelqu'un qui le maîtrise, autrement on risque de le mutiler gravement. C'est en ce sens que le Prophète SAW a dit : "khayroukoume mane ta allama-l-khour'ane, wa allamahou", c'est-à-dire : "Le meilleur d'entre vous [les musulmans] est celui qui a appris le Coran et qui l'a enseigné".
Maintenant, ce n'est pas le xaran-yinbe, c'est le xaran-courant;D, car les cours se dispensent sous la lumière de l'électricité. Qui plus est, les élèves s'assoient sur des nattes pour apprendre leurs leçons, mais malgré tous ces bienfaits de leur temps, rares sont ceux qui vont jusqu'au bout de leurs études coraniques. Mais que c'est triste!
Bonsoir, je m'appelle Moussa BATHILY et je me connecte régulièrement sur le site pour vérifier le nom de certains villages, certaines traditions, bref pour mieux connaître la société soninké. Je n'ai jamais ressenti le besoin de m'inscrire car je me retrouvais dans ce que je voyais.
En visitant le site tout à l'heure, j'ai été choqué de voir la photo d'un marabout mouride dans un texte que je lisais.
J'aimerais juste rappeler que le mouridisme est exclusivement wolof, car les soninké ont été islamisés des siècles avant nos parents wolof. Ensuite, je doute fort que notre culture nous ai préparé à être ou devenir mouride.
Alors ma suggestion est qu'il faut très attention aux illustrations qu'on publie sur ce site si on veut faire de son originalité... son authenticité.
Evidemment ce message s'adresse au administrateurs de ce site.
Y'en qui sont marrant ici, il se permette de venir donner des jugements et reparte ni vu ni connu:confused: bref.......
En tous cas elle sera plus favorable, car tu pourra au moins faire la différence des lettres qui ont une conation dissemblable.
Voilà un bon sujet sur lequel nous pouvons revenir.
Pour revenir au sujet, l'apprentissage de la religion en milieu Soninké dans l'immigration montre qu'on a encore du chemin à faire.
Nous avons réellement un vrai problème d'organisation. Pourquoi on n'a pas pu nous organiser à l'image des autres communautés ?
Aujourd'hui, dans les foyers, si tu vois comment les enfants apprennent la religion, tu te demanderas s'ils arriveront à capter quelque chose un jour. Du coup, beaucoup préfèrent maintenant mettre leurs enfants dans les cours du soir/week-end.
Quelque part, je pense que les parents auraient aimé que leurs enfants apprennent la religion dans les mêmes conditions qu'eux-même dans leur jeunesse. Certes, on ne peut pas avoir de Xaranyinbe en France, mais, les Soninké auraient quand même pu s'organiser pour proposer ce service tant demandé par les familles.
Quand j'étais petit, dans la ville où j'habitais, les soninkos se sont réunis en association (qui existe toujours d'ailleurs), qui proposait des cours de religion, ainsi que l'apprentissage de la culture soninkée.
Ca aurait pu fonctionner mais, malgré un nombre impresionnant d'enfants inscrits (quasiment tous les jeunes de la ville y étaient inscrits), mais je ne sais pas pourquoi, le résultat n'a pas été à la hauteur des espérances.
Ils avaient des locaux, un budget (vu le nbre d'inscrits), le soutien des parents...mais bon, ca n'a pas vraiment marché comme ils le voulaient, même si certains ont pu apprendre.
Je mettrais en avant un manque de méthodologie et d'organisation. C'est vraiment dommage. Mais j'espère que cette histoire donnera à certains une volonté de fonder la même structure, mais en se servant des erreurs commises par nos aînés, pour parvenir à enseigner la religion, et la culture aux jeunes nés en France.
Un vieux sujet