Chers frères et sœurs forumistes à votre avis comment peut-on sauver ces valeurs que nous avons perdu nous les soninkés (jikku siru) d’aujourd’hui ?
Ganni (au paravent ) quand quelqu’un choisi sa femme passe d’abord par ses sœurs ( gidan yaxaru) et ses tentes (baayinu) qui lui proposeront une fille .Il prendra contact avec cette fille jusqu’à ce que les fiançailles soient consommées (tamma ou foutte).
Il etait de notre coutume d’être à l’étranger (tere gunne) et de choisir sa fille comme épouse et que cette dernière n’entend que nos noms et malgré cela elle accepte le mariage non pas parce que on est de France ou de Congo mais parce qu’elle est choisi par des gens qui le connaisse (gidan yaxaru) et que le garçon aussi accepte cette fille non pas parce qu’il connais la fille mais parce qu’il connais la maman de cette fille de par ses caractères (jikkunu).
Ganni des qu’on donne la main d’une fille à quelqu’un, leurs yeux ne croiseront que la nuit de la noce (fallandi wuro), et qu’elle ne mettra les pieds dans la maison de son mari que cette nuit .Et ceci pour souligner l’importance de la honte en milieu soninké (yaagu).
Mais de nos jours je suis choqué quand j’entend des jeunes dire que mes parents on refusé que j’épouse une telle fille or je sortais avec elle pendant des années.Mais ce n’est pas parce qu’on est avec une fille qu’on le connais .On peut être avec une fille pendant 10 ans sans qu’on ne sache elle est qui ?
Revoyons nos mœurs et nos habitudes cher soninko car un peuple c’est les mœurs comme le disais un poète arabe (إنما أمم الأخلاق ما بقيت فان همو ذهبت اخلاثهم ذهبو) haadama remmu ni jikkuni ku ya, jikkuni ku gana bono foofon taxa toxono.